Cet été, j’ai été témoin d’un spectacle navrant dû à notre ignorance collective. Je ne pourrai pas trouver les mots pour vous expliquer la prise de conscience que j’ai eue. Il s’agit d’un problème préexistant et en croissance fulgurante.
J’habite un nouveau développement. Rien que dans ma rue, il y a eu plus de dix chats abandonnés et/ou mal traités ces deux derniers mois.
Je les ai regardés devenir sauvages, peureux, affamés, maigrir à vu d’oeil. Certains ont attrapé des parasites ou des maladies de peau. Un s’est même fait attaquer. Trop sauvage pour que je l’attrape, il a agonisé plus de trois semaines, avant d’être retrouvé mort par des enfants, dans le boisé d’à côté.
J’ai commencé à nourrir les chats de mon voisinage qui passaient du temps dehors. Rares sont ceux dont j’ai réussi à retrouver le propriétaire. J’ai été en porter deux à la SPCA de Ste-Agathe. Ils ont refusé les autres, par manque de place. J’ai trouvé preneurs pour deux chanceux et utilisé le service de la Ville pour les autres.
Inquiète de faire la bonne chose, j’ai commencé à me renseigner sur les solutions, les avis des différentes options pour la gestion des animaux errants. Je me suis rendu compte que le sujet est vaste, les avis multiples et parfois contradictoires.
Les répercutions sur les bêtes, les hommes et l’environnement sont plus importants que l’idée que je m’en faisais. La problématique dépasse, ma rue, mon quartier et ma ville...
... et avec les histoires qui défraient les manchettes de plus en plus souvent, ça dépasse même notre province.
Je m’en retrouve là, à vous répéter, dans mes mots, ce que d’autres ont tenté de nous faire comprendre auparavant. Au nom de la RÉALITÉ, c’est la fin de l’image bucolique des chatons jouant à attraper les souris des champs. En pensant qu’ils ne s’en portent que mieux !
La vérité, c’est que l’Humain a perdu le contrôle de la population, non pardon, de la surpopulation des animaux domestiques.
D’accord, c’est moins important que les enfants malades, battus ou sous-alimentés. C’est un sujet moins en vogue que l’écologie. Je ne deviendrai pas une militante finie qui ne vit que pour cette cause animalière. Je crois qu’il est bon d’avoir une vie globalement plus responsable ; et d’être sensible à une cause, ne doit pas nous empêcher de l’être à d’autres.
Pour ma part, je sais que je ne peux pas sauver le monde. Je sais que je reste innocente et naïve sur bien d’autres sujets. Mais je peux faire ma part sur cet aspect de mon environnement et de ma vie. J’ai changé ma propre mentalité. Je sensibilise mon fils et mon entourage à l’importance de faire stériliser nos animaux.
C’est en collectivité qu’on en est arrivé là. Je trouverais intéressant que se forme un groupe de partage de vécu, d’informations et de solutions, dans notre localité. (Qui devient “plus ville” d’année en année). Je lance l’idée et demande aux motivés et aux expérimentés dans le domaine de me venir en aide dans ce projet.
Je décide, ici et maintenant, de cesser de jouer à l’autruche.
ET VOUS ?
Une citoyenne ordinaire,
Julie Ledoux