Lors du passage de M.Vézina au CLD des Laurentides le 3 février dernier, le maire Chalifoux avait pris la parole pour souligner le manque de places disponibles dans les programmes de formation professionnelle. Il avait relevé comme exemple son fils Olivier qui, par trois fois, s’est fait fermer la porte à une institution scolaire.
C’est sous le titre « Les écoles ne suivent pas et les garçons décrochent » que le chroniqueur se questionne sur ce problème. « Comment se fait-il qu’on n’accepte les candidats qu’au compte-goutte? Pourquoi le réseau est-il à ce point débordé? Se pourrait-il que les syndicats fassent pression pour réduire le nombre d’arrivants sur le marché du travail, question de protéger leurs membres? »
Dans sa chronique, René Vézina souligne que « comme bien d’autres parents, Denis Chalifoux croit à la persévérance scolaire et il se démène pour aider son garçon à être suffisamment formé. Mais il se désole du manque de cohérence dans notre stratégie éducative ».
M.Vézina relève la statistique suivante : en 2008, 43 % des garçons des Laurentides ont abandonné l’école avant même d’avoir obtenu un diplôme.
Il termine ainsi sa chronique en soulevant que « l’histoire d’Olivier montre qu’il faut prendre avec un certain scepticisme les analyses cinglantes sur le décrochage et le manque de formation des travailleurs québécois ».
